FRANCE INTER L'équipe de PARKING DE NUIT est heureuse de vous annoncer qu'un extrait de l'ouvrage "Le fils de la maison" de Jean Larriaga sera lue par Sophie Loubière dans notre émission, le vendredi 17 avril, de 21h à 22h. Les références du livre sont bien entendu citées à l'antenne, inscrites sur notre site Internet, transmises au service des Relations Auditeurs et communiquées à chaque auditeur qui en fera la demande.
FRANCE CULTURE LE CHOIX DES LIVRES Céline Geoffroy et son équipe ont aimé "Le fils de la maison" de Jean Larriaga. Un extrait sera lu par Richard Chevallier. Emission du jeudi 16 avril 2009 de 20h50 à 21h Pierre est le fils d’un boulanger-pâtissier situé près de la Madeleine, il aide souvent ses parents, mais passe aussi de longues soirées avec son ami, Jean-Michel, qui vit dans l’hôtel que tient sa grand-mère. Les deux adolescents font là la découverte du désir et de l’amour, mais aussi celle du monde des adultes, d’une société encore attachée à ses valeurs traditionnelles et pourtant traversée par des élans de liberté. Jean Larriaga restitue avec beaucoup de justesse cette atmosphère si singulière de ce Paris populaire des années 60, aujourd’hui disparu et pourtant étonnamment familier.
Jean Larriaga est né à Paris en 1945. Après un bac philo, il devient monteur de films, puis assistant metteur en scène à la Gaumont. En 1971 il écrit et réalise son premier film pour le cinéma : La Part des lions avec Robert Hossein, CharlesAznavour, Miche lConstantin, Raymond Pellegrin, Elsa Martinelli. Il dirige Piéplu, Villeret, Guiomar, Denner,Victor Haïm et Leslie Caron dans des comédies qu’il réalise pour FR3. Le théâtre lui vient par son jardin secret : la Radio. Piéplu portera à la scène son Extra à Paris et dans toute la France. Fils de Boulanger-pâtissier, Jean Larriaga note : ... dans la boulangerie de mes parents qui était comme un théâtre ouvert sur tout un quartier, j'ai emmagasiné très tôt une foule d'observations sur les gens et un quotidien que j'ai envie de faire décoller.
La presse C'est un des livres les plus justes, les plus vrais, sur la pré-adolescence, quand on ne sait pas où aller et que l'on y va quand même.Vivre ou tenter de vivre sans connaître le mode d'emploi. Comme dans un film réussi, il y a dans "Le fils de la maison", un côté documentaire : un quartier, une époque, un milieu, des personnages hauts en couleurs. Le grand talent, c'est de savoir créer un univers. J.C. TACHHELLA 21 février 2009 . J'aime ce Paris où se croisent les humbles - le porteur de pain ! - et les riches des grands hôtels. On n'a sans doute jamais donné ce témoignage et cette couleur sur le quartier de la Madeleine qui cesse d'être là un quadrilatère froid et mondain mais nous arrive dans une vérité où se mêlent les classes sociales, l'ordre établi et le désordre des esprits, la vie réglée et la sensualité aux aguets. C'est aussi un récit juste et touchant sur la solitude : solitude du grand enfant qui est à la fois une douleur et une fierté, qui éloigne du monde mais va donner la force de faire face à ce monde et à ses règles provisoirement inconnues. C'est écrit dans une simplicité qui attrape sans détour les émotions et les images. On lit vite mais on n'efface pas vite ce qui se grave avec précision dans notre mémoire. GILLES COSTAZ Un livre de souvenirs ? Plutôt un film en noir et blanc, avec des mots pour bobine. Paris, 1959, un jeune homme habite Paris dans un quartier d’hôtels, de dactylos, de magasins chics : la Madeleine. Ses parents : des boulangers-pâtissiers, de la graine de « Meilleur ouvrier de France », leur légion d’honneur de braves gens. Il livre le pain, croise les apprentis, nonchalant, ailleurs, autre, prisonnier de son affection pour ces paternels dont il ne prendra pas la suite. Il désire. Il désire les vendeuses, les prostituées et l’idole, Brigitte Bardot-Bardot. Un ami désinvolte, fils d’hôteliers, souffle sur ces braises , et invente dans son décor de stupre sous clefs des scènes orgiaques qui affolent le jouvenceau. « J’ai la barre », « cabaret ! », touchants mots de guerre de ces jeunes gens qui espèrent bien que la vraie, celle d’Algérie, finira avant qu’on les appelle. Montant sur ce triporteur, dans la brume du matin, évitant une 403 noire qui double une Dauphine crème, on voyage sur le pavé de Pierre, sur la mémoire-écran de Jean Larriaga, et les néons crépitent : « Madeleine-Tronchet », « Royal-Printemps », devenus, certains, une banque, un magasin de téléphonie mobile, une friperie américaine, et l’on plonge dans ce passé récent et défait où l’on vous montait la valise, dans les établissements les plus modestes où le chausse-pied n’était pas tendu pour self-service mais glissé sous le pied, où le chef de l’Etat, en noir et blanc et sur chaîne unique se faisait entendre et non point moquer, où les filles se donnaient pour le mariage et, hélas , pas avant. Qui est ce Pierre ? Peut-être le garçon qui attend les années soixante, et leur débauche, et leur liberté, et leur délacement. Et c’est B.B. elle-même, en cette nuit de réveillon, qui les annoncera, complice… Petit roman de nostalgie et de précision, brillant comme du givre, Le fils de la maison séduit, émeut, remue, convoque le passé, sent bon le pain, le travail bien fait, le parfum du magasin « Printemps » et vibre d’un seul bruit : le coeur battant d’un adolescent. CHRISTIAN MOREL DE SARCUS
1959 Le temps du microsillon, du Nouveau Franc, d'un Président, Charles de Gaulle, et d'une star, Brigitte Bardot, dont celui-ci dira : Elle rapporte plus d'argent à la France que la régie Renault Désir d'être et de paraître de deux adolescents parisiens, Pierrot, fils de boulanger-pâtissier, et Jean-Michel, fils d'hôteliers, dans un monde d'adultes, de tabous, de non-dit, et de petites révoltes... quiannoncent Mai 68. Une littérature 68 hard, grandement populaire et nostalgique... d’un Paris d’une autre époque.
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